1. Il ne s'appelle pas vraiment Enrico Macias
Avant d'adopter ce prénom aux accents italiens, il s'appelle Gaston Ghrenassia. Il naît à Constantine, en Algérie, dans une famille juive de tradition musicale. C'est là, dans cette ville où la musique judéo-arabe fait partie du quotidien, que tout commence pour lui.
2. Son maestro et beau-père a été assassiné en 1961
Son maestro, c'est aussi son beau-père : Cheikh Raymond, figure majeure de la musique à Constantine. En 1961, il est assassiné. C'est le point de rupture. Les menaces s'accumulent, et la famille n'a plus le choix : il faut partir. Enrico quitte l'Algérie, et c'est sur le bateau qui l'emmène vers la France qu'il écrit « Adieu mon pays ».
3. À Paris, ce n'est pas la fête
Il découvre le déracinement et le regard méfiant : les rapatriés sont des étrangers dans un pays qui devrait être le leur. Alors on se retrouve entre soi, au café « Le Savoie », place de la République. On y partage la nostalgie, et un peu d'espoir. Sa musique, très orientale, a du mal à trouver sa place. Il y a même un compromis : le changement de nom. Gaston devient Enrico.