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Enrico Macias
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5 choses à savoir sur les débuts de la carrière d'Enrico Macias

Avant d'être la voix chaleureuse qui a enchanté des générations d'auditeurs, Enrico Macias s'appelait Gaston, vivait à Constantine et n'avait jamais mis les pieds à Paris. Entre un exil forcé et un titre devenu numéro 1 en 1964, voici cinq choses à savoir sur les débuts de l'artiste.

1. Il ne s'appelle pas vraiment Enrico Macias

Avant d'adopter ce prénom aux accents italiens, il s'appelle Gaston Ghrenassia. Il naît à Constantine, en Algérie, dans une famille juive de tradition musicale. C'est là, dans cette ville où la musique judéo-arabe fait partie du quotidien, que tout commence pour lui.

2. Son maestro et beau-père a été assassiné en 1961

Son maestro, c'est aussi son beau-père : Cheikh Raymond, figure majeure de la musique à Constantine. En 1961, il est assassiné. C'est le point de rupture. Les menaces s'accumulent, et la famille n'a plus le choix : il faut partir. Enrico quitte l'Algérie, et c'est sur le bateau qui l'emmène vers la France qu'il écrit « Adieu mon pays ».

3. À Paris, ce n'est pas la fête

Il découvre le déracinement et le regard méfiant : les rapatriés sont des étrangers dans un pays qui devrait être le leur. Alors on se retrouve entre soi, au café « Le Savoie », place de la République. On y partage la nostalgie, et un peu d'espoir. Sa musique, très orientale, a du mal à trouver sa place. Il y a même un compromis : le changement de nom. Gaston devient Enrico.

4. « Adieu mon pays » lance sa carrière

Malgré les débuts difficiles, « Adieu mon pays » lance la carrière d'Enrico Macias, et les succès s'enchainent très vite. Parmi eux : « Paris, tu m'as pris dans tes bras », une valse qui raconte un étranger arrivé seul, transi, perdu dans les rues de Paris. Peu à peu, la grande ville de pierre lui sourit : de Passy à Belleville, des Champs-Élysées à la rue du Four, la solitude devient appartenance.

5. Il a été numéro 1 pendant cinq semaines

Le titre reste numéro 1 du hit-parade du 23 mai au 26 juin 1964, cinq semaines durant. Et ce qui frappe, c'est l'ironie : le même homme qui chante l'arrachement à sa terre est celui que Paris adopte. Il est arrivé à Paris, et Paris l'a pris dans ses bras. Aussi simple, aussi joliment délicat et courageux que ça.

De Gaston à Enrico, de Constantine à la place de la République, le chemin n'a pas été simple. Et vous, quelle chanson d'Enrico Macias vous a marqué en premier ?

Enrico Macias numéro 1 en 1964 avec « Paris, tu m'as pris dans tes bras »
02.11.2026
Enrico Macias : « Paris, tu m'as pris dans tes bras », numéro 1 le 23 mai 1964