En 1978, Sacha Distel tente de se réinventer face à la vague disco. Il reprend Venus, le tube de Shocking Blue, aux côtés de Zizi Jeanmaire dans une émission TV. Cédric Godart raconte ce moment inattendu de la carrière du célèbre crooner.
Nous sommes le 3 juin 1978. La fièvre disco s'est emparée de la planète musique. Sacha Distel, comme Sylvie Vartan, Dalida ou Claude François avant lui, n'a pas d'autre choix que de s'adapter ou de disparaître.
Ce soir-là, la télévision française diffuse Top à Sacha Distel. Sur scène, le crooner aux cheveux gominés et au sourire charmeur partage l'affiche avec Zizi Jeanmaire pour reprendre Venus, le tube planétaire du groupe néerlandais Shocking Blue (1969). Un titre numéro 1 aux États-Unis en 1970, vendu à plus de 7,5 millions d'exemplaires dans le monde, couronné de disques d'or aux quatre coins de la planète.
Dès 1975, Sacha Distel avait tenté d'amorcer sa mue : il quitte Pathé-Marconi, signe chez Carrère et se lance dans une modernisation de son image. En 1978, il sort l'album Forever and Never et mise sur la télévision pour toucher un nouveau public. Mais passer de Le soleil de ma vie chanté avec Brigitte Bardot à une reprise disco aux côtés de Zizi Jeanmaire, c'est un grand écart qui ne convainc pas vraiment.
Dans cet épisode de Happy Days, Cédric Godart revient sur ce moment singulier de la carrière de Sacha Distel : la preuve qu'un crooner des années 60 peut tenter de se réinventer, même si c'est parfois au prix d'un effort un peu trop visible.
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies