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Dalida à Noël
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Playlist de Noël : 5 pépites des années 60 et 70 que vous allez adorer

Marre d'entendre les mêmes tubes en boucle dans les magasins ? Et si on remettait un peu de charme, de swing et de guitares surf sous le sapin ? De Montréal à la Californie, de Liège à Asnières, retour sur 5 chansons qui ont bousculé les codes de Noël dans vos années 60 et 70.

C'est une tradition aussi vieille que le vin chaud (c’est dire !) : chaque décennie a ses hymnes. Mais il faut bien avouer que les années 60 et 70 ont un je-ne-sais-quoi de plus chaleureux. Voici une sélection d'histoires incroyables cachées derrière vos mélodies préférées, racontées dans notre podcast Happy Days.

1. Ginette Reno swingue sur "Vive le vent" (1967)

Nous sommes le 23 décembre 1967. Montréal grelotte sous le froid, mais Ginette Reno s'apprête à réchauffer les cœurs. À seulement 21 ans, la chanteuse québécoise décide de s'attaquer à un monument : Jingle Bells, mélodie datant de 1857 !

Oubliez les versions sages à la chorale. Ginette Reno propose une lecture arrangée dans un style léger, entre le cabaret et le jazz facile d'écoute. Cuivres, rythmique souple et surtout, une voix puissante : elle transforme la traditionnelle balade en traîneau en un véritable show.

C'est un succès immédiat au Québec, mais aussi en Belgique et en France. L'album Noël avec Ginette Reno deviendra un classique absolu, réédité maintes fois.

2. José Feliciano et son "Feliz Navidad" bilingue (1970)

En novembre 1970, José Feliciano, jeune virtuose aveugle, a le mal du pays. À Los Angeles, il rêve de son Porto Rico natal, du rhum et des veillées en famille. Son producteur lui demande une chanson festive. En quelques minutes, sur un coup de tête, il compose ce qui deviendra un hymne planétaire.

Le secret ? Une simplicité désarmante (une vingtaine de mots seulement !) et une astuce de génie : le bilinguisme. Feliciano mélange l'espagnol et l'anglais ("I wanna wish you a merry Christmas") pour contourner la frilosité des radios américaines de l'époque face à la langue espagnole.

Petite anecdote pour briller au réveillon : savez-vous qui a produit ce titre aux allures latines ? George Martin, le producteur légendaire des Beatles !

3. Dalida dépoussière "Petit Papa Noël" (1960)

En 1960, Tino Rossi est le patron incontesté de Noël. Sa version de 1946, solennelle et quasi religieuse, tourne en boucle. Mais chez Barclay, on a une autre idée. On demande à la star du moment, Dalida, de moderniser le mythe.

Là où Tino Rossi imposait une berceuse grave, Dalida apporte la lumière des années 60. Avec l'orchestre de Raymond Lefèvre, elle offre une version plus souple, plus "variété", avec un habillage orchestral feutré. C'est (un peu) le choc des générations : le 78 tours en noir et blanc de Tino contre le 45 tours glamour de Dalida. Et vous, quelle version préférez-vous ?

4. The Beach Boys : le Père Noël en mode surf (1963)

Qui a dit qu'il fallait de la neige pour fêter Noël ? Certainement pas les Beach Boys. Le 9 décembre 1963, Brian Wilson et sa bande décident de relooker le vieux barbu. Fini le traîneau, place au hot-rod (une voiture de course modifiée) rouge pomme d'amour !

Avec Little Saint Nick, le groupe californien invente le Noël à la plage. Pas de clochettes kitsch ici, mais une basse surf, une batterie rock'n'roll et ces harmonies vocales légendaires. Le titre, enregistré en une seule prise deux mois plus tôt, dépoussière totalement le genre. C'est court (moins de 2 minutes), c'est efficace, et ça donne envie de troquer la dinde contre une planche de surf.

5. Le "Noël Blanc" pacifiste des Poppys (1974)

On termine avec une touche de douceur et d'innocence. En 1974, les Poppys, ce groupe d'enfants issu des Petits Chanteurs d’Asnières, sortent leur version du classique White Christmas.

Connus pour leurs tubes engagés contre la guerre (Non, non, rien n'a changé), les Poppys livrent ici une prestation émouvante avec le chanteur Franck Latour, mêlant la pureté des voix d'enfants à une interprétation adulte. Dans le contexte post-guerre du Vietnam et des années hippies, ce Noël Blanc résonne comme un appel à la paix. Une pépite nostalgique souvent rediffusée dans les archives de l'INA.

Envie de plus d'histoires musicales ? Saviez-vous que la chanson de José Feliciano a failli ne jamais passer à la radio ? Ou que les Beach Boys ont sorti une version stéréo qui a tout changé ? Écoutez l'intégralité de ces histoires et plongez dans la magie des fêtes avec le podcast Happy Days.

Retrouvez toute la magie de Noël et les plus belles chansons des années 60 et 70 sur Nostalgie+. Découvrez comment nous écouter sur internet ou votre radio DAB+