Le 31 décembre 1963, Eddy Mitchell fait ses adieux aux Chaussettes Noires lors d'un concert à Lyon. Libéré de l'armée et en quête d'un rock authentique, le chanteur prend son envol en solo. Cédric Godart vous raconte ce happy day.
Le 31 décembre 1963, sur la scène d'un ultime gala lyonnais, Eddy Mitchell referme pour de bon le chapitre des Chaussettes Noires. Après avoir mené de front les tournées du groupe pionnier du rock français et les contraintes de son service militaire jusqu'en août, Claude Moine réclame son indépendance. Il avait d'ailleurs déjà posé les fondations de son aventure solo quelques mois plus tôt avec le disque « Voici Eddy… c'était le soldat Mitchell », enregistré au studio Charcot et porté par le morceau « Si tu penses ».
Désireux de s'éloigner des modes superficielles pour revenir à l'essence du rock 'n' roll, Eddy Mitchell publie dans la foulée un second opus fondateur, « Eddy in London », gravé avec les musiciens britanniques du London All Star emmenés par Big Jim Sullivan. Cette émancipation soudaine suscite la colère des autres membres des Chaussettes Noires, en particulier William Benaïm, qui l'attaquent pour rupture de contrat. Il faudra cinq longues années de procédures judiciaires pour qu'Eddy Mitchell gagne son procès en 1968, obtenant enfin la pleine maîtrise de son destin artistique.
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies