Avril 1976 : Atari lance Breakout, le premier jeu de casse-briques. Derrière ce classique de l'arcade, une histoire surprenante mêlant Steve Jobs, Steve Wozniak, un défi technique et une arnaque entre amis. Un jeu qui fera aussi fureur en Belgique à la fin des années 70.
Nous sommes en avril 1976. Une borne d'arcade fait son apparition en Californie avec un nouveau jeu signé Atari : Breakout, considéré comme le tout premier jeu de casse-briques de l'histoire.
À l'origine du projet, Nolan Bushnell, le patron d'Atari, souhaitait créer une variante solo de Pong, inspirée du racketball, sport très tendance dans les années 70. Il confie la mission à une jeune recrue : Steve Jobs, 21 ans, tout juste rentré d'un pèlerinage en Inde.
Peu versé dans l'électronique, Jobs fait appel à son ami Steve Wozniak, véritable génie technique. Bushnell offre un bonus de 100 dollars par composant supprimé du circuit. Wozniak relève le défi et descend le circuit à une vingtaine de composants, un exploit pour l'époque.
Mais Jobs trahit la confiance de son ami : il lui annonce qu'Atari paye 700 dollars pour le travail, alors que le vrai montant est de 5 000 dollars. Wozniak reçoit 375 dollars, soit soi-disant la moitié des 700 annoncés. Il n'apprendra la vérité que bien plus tard.
Malgré l'arnaque, le jeu est un succès immédiat en Californie, et contribuera à lancer la mode des jeux d'arcade en Belgique à la fin des années 70. Petit détail : Breakout signifie « évasion », et le mur de briques symbolise celui d'une prison.
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies