Le 11 septembre 1974, les Belges découvrent L'Exorciste. Cédric Godart retrace l'histoire de ce film culte, son budget, ses records au box-office, ses Oscars et la musique de Tubular Bells qui a propulsé Mike Oldfield et Virgin Records.
Le 11 septembre 1974, les Belges découvrent enfin L'Exorciste, le film de William Friedkin sorti aux États-Unis fin décembre 1973. Une date qui marque l'histoire du cinéma d'horreur en Belgique.
L'histoire est celle d'une petite fille possédée par un démon. Sa mère, désespérée, fait appel à deux prêtres exorcistes. Le film est adapté d'un roman lui-même inspiré d'un véritable cas d'exorcisme officiellement reconnu par l'Église catholique aux États-Unis en 1949.
Tourné avec un budget de 12 millions de dollars, L'Exorciste engrange plus de 400 millions de dollars de recettes mondiales. Il devient le premier film d'horreur de l'histoire à être nommé à l'Oscar du meilleur film et repart avec deux statuettes, dont celle du meilleur scénario adapté. Alfred Hitchcock, lui, avait refusé d'en acheter les droits.
Mais L'Exorciste, c'est aussi une musique. William Friedkin confie d'abord la bande originale au compositeur Lalo Schifrin, dont il rejette finalement l'intégralité du travail. Il tombe alors sur un album sorti quelques mois plus tôt : Tubular Bells, signé d'un jeune Britannique de 19 ans, Mike Oldfield. Ce thème froid et lancinant va changer trois destins en même temps : celui du film, celui de Mike Oldfield et celui de Virgin Records, le tout petit label lancé par un certain Richard Branson.
Cédric Godart vous raconte cette page d'histoire dans Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies