Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

1960 : “Milord”, Edith Piaf conquiert le monde

7 janvier 2026 | 2 min 55 sec

Début 1960, Edith Piaf triomphe avec Milord, chanson écrite par un jeune Georges Moustaki. Entre drame social et refrain lumineux, la voix de Piaf traverse les frontières. Un succès international qui résume toute son âme : douleur, tendresse et grandeur populaire.

Nous sommes en novembre 1959. Edith Piaf est au sommet de sa gloire. Grâce à son amant parolier, elle va connaître l'un des plus grands happy days de sa carrière à l'international. 

La chanson est écrite par Georges Moustaki, le tout jeune amant d'Edith. Particularité : à peu près personne ne le connaît. C'est à Cannes, un an plus tôt, que Piaf demande à Moustaki (qui a alors 24 ans) d'écrire une chanson autour d'un mot bien précis, MILORD (soit My Lord en anglais britannique). 

Il propose d’abord une histoire d’amants à Londres, mais Piaf impose un autre thème, plus audacieux, celui d’une prostituée qui console un marin riche et triste en l’appelant « Milord » pour flatter son ego, avec un refrain joyeux malgré une certaine misère.

Elle raconte l'histoire du point de vue de la fille du port...

Marguerite Monnot compose deux mélodies. Moustaki choisit la version lente avec un rythme de charleston, des passages parlés et quelques accélérations très joyeuses. Piaf enregistre la chanson à New York au printemps 1959, après avoir failli ranger le titre au tiroir par vengeance quand Moustaki décide de la quitter. Elle ne le fera pas. 

Et elle a raison. « Milord » cartonne en France quelques mois plus tard, dès les concerts de fin 1959 et la chanson envahit les hit-parades dès le début de l'année 1960 dans 11 pays, dont les Pays-Bas (où une version locale va provoquer un scandale pour son thème, la prostitution).

En dehors du port d'Amsterdam, on chante Milord à peu près partout, y compris à l'Élysée, puisque Charles de Gaulle l’entonne en Conseil des ministres pour détendre l’atmosphère sur une tension avec les Anglais. 

La chanson symbolise le style Piaf, elle sera d'ailleurs l'un des plus grands succès internationaux de la chanteuse, trois avant avant son décès. Voix rauque, mélange de drame et de légèreté, texte social sans pathos, la chanson sera reprise en italien, en anglais (par Cher en 1966) et deviendra l'un des titres les plus joués sur scène, grâce notamment aux spectacles transformistes...

A la suite...

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
1960 : “Milord”, Edith Piaf conquiert le monde
00:00
00:00

Autres podcasts à découvrir