Avec ce troisième album, Alice accepte sa vulnérabilité et transforme sa timidité en force, livrant des chansons d’une sincérité rare.
Cette semaine dans En avant la Belgique, rencontre avec Alice on the Roof, une artiste dont la discrétion contraste avec la force de ce qu’elle exprime en musique. Alice est timide. Profondément. Et pourtant, elle chante. Elle écrit, compose, et choisit, album après album, de s’exposer un peu plus.
Avec ce troisième album, Alice ouvre un chapitre essentiel de son parcours. Pour la première fois, elle chante exclusivement en français. Un choix artistique fort, presque radical, qui l’oblige à se regarder en face, à abandonner les détours, à dire les choses sans filtre. Chanter dans sa langue maternelle, c’est accepter la mise à nu : sa vie, ses souvenirs, ses fragilités, mais aussi ses renaissances.
Cet album marque un passage. Celui de l’âge adulte. Celui de l’acceptation de sa vulnérabilité, et, paradoxalement, de la découverte de sa propre force. Alice ne cherche plus à se protéger derrière des atmosphères ou des artifices : elle assume ce qu’elle est, avec une sincérité bouleversante.
Elle se vit comme un musée intime. Chaque chanson est une pièce à explorer, un fragment de mémoire, une porte entrouverte sur son inconscient. On y circule doucement, à pas feutrés, guidé par une voix sensible, retenue, mais profondément habitée. Ce sont des chansons qui ne crient pas, mais qui résonnent longtemps.
Avec ce disque, Alice confirme sa place comme une artiste incontournable de la scène pop belge. Une artiste qui n’a jamais autant osé être elle-même, et qui nous offre une rencontre rare : sincère, humaine, essentielle.
Fini les silences gênés et les faux-semblants d’antan, Nostalgie+, c’est le meilleur des 60’s et 70’s sans les détours inutiles d’autrefois.
Chaque jour, Fred Maltesse présente des artistes belges qui font briller nos couleurs à l'international.