Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

1968 : « 2001, l’Odyssée de l’Espace », le chef-d’œuvre visionnaire de Stanley Kubrick

3 juin 2026 | 2 min 45 sec

Le 5 septembre 1968, le public belge découvre « 2001, l'Odyssée de l'Espace ». Entre effets spéciaux révolutionnaires et silences symphoniques, Kubrick signe une œuvre mystérieuse qui, malgré un accueil initial glacial, est devenue le sommet de la science-fiction.

1968 : le film "2001, L'Odyssée de l'Espace" 

Nous sommes le 5 septembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles belges. Aux Variétés, à Bruxelles, projection d'un film qui fait sensation : "2001, l'Odyssée de l'Espace". Un film signé Stanley Kubrick.

Un an avant Apollo XI, le monde entier ne parle que d'une chose : la conquête spatiale. La Lune est à portée. Et Kubrick, lui, se dit : il faut en finir avec les décors en carton-pâte. Je vais montrer ce que sera VRAIMENT l'an 2001.

Il met quatre ans à tourner le film. Des décors qui coûtent une fortune. Des effets spéciaux d'une précision absolue. En 1968, personne ne peut détecter le trucage à l'écran. 

Et, petite nouveauté, presque pas de dialogues. À la place… une valse de Strauss pour accompagner des vaisseaux en orbite.

La première a lieu à Washington, dans une salle gigantesque avec un système sonore comme personne n'en avait jamais entendu. Et là… catastrophe. Enfin, presque. 250 personnes quittent la salle avant la fin. Les critiques sont féroces. Incompréhensible. Prétentieux. Ennuyeux. La MGM panique, le film a coûté une fortune. La production presse Kubrick d'expliquer ce qui se passe à la fin. Ce sera NON !

Quelque chose d'inhabituel se produit. Semaine après semaine, le bouche-à-oreille fait son travail. Ceux qui ont été fascinés par l'esthétique, par la musique, par les décors, en parlent autour d'eux. Chacun a son explication sur le final. Et c'est précisément ça, la force du film, cette fin ouverte que personne ne comprend vraiment, mais que tout le monde s'approprie.

Kubrick refuse, longtemps, de peur que les mots ne banalisent la puissance des images. PUIS… un journaliste japonais insiste lourdement. Et Kubrick va lâcher le morceau

Alors, voici l'explication : 

Pour faire simple : l'astronaute est placé dans un "zoo humain" par des entités divines, des créatures de pure énergie. Dans cette chambre hors du temps, ils l'étudient jusqu'à sa fin, avant qu'il ne renaisse sous la forme de ce célèbre fœtus astral, prêt pour une nouvelle étape de l'évolution

À la sortie du film, personne ne sait tout cela. 

Résultat ? "2001" deviendra le plus grand succès du box-office américain de l'année 1968. 

A la suite...

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