Le 14 février 1967, Aretha Franklin entre en studio pour enregistrer sa version de "Respect" d'Otis Redding. En quelques heures, elle transforme une chanson en hymne féministe qui deviendra numéro 1 aux États-Unis et l'un des plus grands tubes de l'été 1967 en Belgique.
Le 14 février 1967, Aretha Franklin entre en studio chez Atlantic Records à New York. Elle a 25 ans et vient de quitter Columbia après six ans sans le moindre hit. Mais Atlantic croit en elle. Le producteur Jerry Wexler voit quelque chose d'unique : une voix, une présence hors du commun.
Aretha a une idée précise : s'approprier « Respect », une chanson d'Otis Redding sortie en 1965. Mais il ne s'agit pas d'une simple reprise. Elle réarrange la mélodie, convoque ses sœurs Erma et Carolyn pour les chœurs, et ajoute l'idée folle d'épeler le mot lettre par lettre : R-E-S-P-E-C-T. Autour d'elle, des musiciens d'exception : King Curtis au saxophone, Spooner Oldham à l'orgue, et les musiciens de Muscle Shoals.
Le producteur Arif Mardin se souviendra de cette journée comme d'une fête. Une session d'enregistrement exceptionnelle qui accouche d'un titre exceptionnel.
Sorti le 10 avril 1967, « Respect » atteint la première place aux États-Unis en juin, où il reste deux semaines au sommet. En Belgique et partout en Europe, même succès foudroyant. Le titre devient rapidement bien plus qu'un tube de l'été : c'est un hymne féministe, le symbole d'une époque où les femmes se lèvent pour réclamer l'égalité. Un morceau politique, presque révolutionnaire.
Cédric vous raconte cette histoire dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ consacré à la musique et aux souvenirs des années 60 et 70.
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies