Le 1er juillet 1974, David Bowie sort 1984, extrait de Diamond Dogs. Inspiré du roman de George Orwell, ce titre funk et soul rock est né après le refus de la veuve d'Orwell d'adapter l'œuvre en comédie musicale. Cédric Godard raconte l'histoire de ce morceau nerveux et littéraire.
Nous sommes le 1er juillet 1974.
Happy Day pour David Bowie. Il choisit l'été pour sortir un nouvel extrait de son album "Diamond Dogs".
"1984." Un titre d'anticipation, en somme.
Mais d'où vient cette chanson ?
De George Orwell. De son roman "Nineteen Eighty-Four" publié en 1949. Bowie l'a lu. Et ça l'a fasciné.
Ça l'a même retourné. Ce qui s'entend...
À l'origine, Bowie voulait faire un spectacle musical basé sur le roman. Une adaptation.
Mais la veuve d'Orwell a dit non. Permission refusée.
Alors Bowie a troqué la comédie musicale pour en faire un album concept, "Diamond Dogs".
Avec "1984" dedans. Winston Smith. O'Brien. L'interrogatoire. L'emprisonnement. Tout ça dans une chanson.
Et musicalement, c'est quoi ? C'est du funk. Avec un peu de soul. Et du rock funky. Bref, c'est écrit pour la scène et ça marche formidablement bien sur les plateaux télé de l'époque.
"Theme from Shaft" d'Isaac Hayes. Bowie reprend ce son dans “1984”. Avec une subtilité, cette grosse guitare, c'est Alan Parker. C'est d’ailleurs une des rares occasions sur "Diamond Dogs" où Bowie ne joue pas la guitare principale.
Ce son funk/soul, c'est comme… une direction.
Avec "1984", Bowie imprime sa patte littéraire et scénique et rend l'été 1974 un peu plus nerveux...
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies