Le 10 mars 1975, Marianne Rosenberg enflamme les pistes avec Ich bin wie du. Ce tube Schlager au rythme disco devient un symbole d’amour universel et fait d’elle une icône gay. Berlin, Eupen, Liège… toute l’Europe danse au même tempo, celui de la liberté.
Nous sommes le 10 mars 1975. Happy Day pour une chanteuse allemande née à Berlin-Ouest. Elle fête aujourd'hui ses 20 ans et elle va connaître son plus grand succès avec une chanson entraînante qui, malgré la langue allemande, va traverser l'E40 d'Aix-la-Chapelle à Eupen pour débarquer dans les boîtes de nuit de Wallonie.
Marianne Rosenberg a grandi dans une famille d'artistes. Elle veut et elle VA chanter. "Mr. Paul McCartney" est son premier succès en 1970, mais une chanson va bousculer sa vie. Dès les premières notes, on comprend qu'on est face à un tube planétaire...
En fait, objectivement, il n'y a pas grand-chose à dire sur cette chanson. Sinon que “Ich bin wie du” devient l’un des plus grands succès de la chanteuse et du mouvement “Schlager” allemand de l’époque. Vous l'aurez compris, c'est un morceau dansant et positif, qui a sans doute, quelque part, aidé à introduire les influences disco sur la scène musicale allemande. Avec des paroles soignées :
Ich bin wie du, wir sind wie Sand und Meer, und darum brauch ich dich so sehr.
Traduction : je suis comme toi, nous sommes comme le sel et la mer. Raison pour laquelle j'ai tant besoin de toi. Avouez qu'on touche la perfection.
La même année, Rosenberg participe pour la première fois à la pré-élection allemande du Grand Prix Eurovision de la chanson, mais elle n'est pas retenue. Elle est classée à la 10e place avec une autre chanson, “Er gehört zu mir” (il m’appartient), qui va devenir, elle aussi, un énorme succès, notamment dans les boîtes gay allemandes... Là aussi, c'est disco fever
On l'a peut-être oublié, mais comme Mylène Farmer, comme Madonna, comme Donna Summer, Marianne Rosenberg reste ancrée dans la culture gay comme l'une des icônes intouchables des années 70. D'ailleurs, il n'est pas rare de ré-étendre, au hasard d'un thé dansant, aujourd'hui encore, dans quelques bars vintage d'hommes qui aiment les hommes, quelques effluves de... "Ich bin wie du".
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies