En 1967, la variété ne se contente plus de distraire : elle affirme, elle revendique, elle marque l’Histoire. Entre concours européens et voix légendaires, la musique devient un véritable miroir de son époque. Dans Nos Années Collector, Anouchka Sikorski nous replonge dans une année où certaines cha
Côté musique, 1967 est une année riche, intense, inoubliable. À l’Eurovision de la chanson, c’est Sandie Shaw qui remporte le concours pour le Royaume-Uni avec Puppet on a String. Pieds nus sur scène, elle marque les esprits et offre au Royaume-Uni la première d’une longue série de victoires. Le concours se tient alors à Vienne, en Autriche, et rassemble déjà toute l’Europe autour de la chanson populaire.
Mais si l’on devait retenir les tubes de 1967, ils porteraient sans hésiter la voix d’Aretha Franklin. En seulement deux années, 1967 et 1968, la Queen of Soul enchaîne cinq titres majeurs qui entrent définitivement dans l’histoire de la musique. Des chansons puissantes, chargées de sens, de fierté et d’émotion.
Parmi elles, Respect. À l’origine composée et interprétée en 1965 par Otis Redding, la chanson prend une dimension nouvelle lorsque Aretha Franklin la reprend en 1967 pour son album I Never Loved a Man the Way I Love You. Ici, la femme amoureuse ne supplie plus : elle exige. Elle réclame le respect, impose sa voix, sa place, sa dignité.
L’interprétation est fulgurante. Le public adhère, les ventes explosent, et Respect devient un hymne. Des années plus tard, le magazine Rolling Stone classera la chanson parmi les cinq plus grandes de tous les temps. Preuve que 1967 n’a pas seulement fait danser : elle a aussi fait avancer les mentalités.
Nos années collector vous invite à remonter le temps, année après année, au cœur des sixties et des seventies. À travers les grandes chansons de l’époque, mais aussi la littérature, le cinéma, la société, le sport et les événements marquants, ce podcast fait renaître l’atmosphère d’années inoubliables, celles qui ont façonné toute une génération.