Nous sommes le 24 octobre 1973. Happy Day pour Nina Companeez, à qui l’on doit déjà « Faustine et le bel été » : elle a réuni une brochette impressionnante d'artistes en vogue autour d'une comédie médiévale à la française.
L’action se déroule au XVᵉ siècle : Colinot, jeune paysan séduisant mais un peu simplet, voit sa fiancée Bergamotte enlevée par des bandits de grand chemin et part sur les routes pour la retrouver.
Ouf, attention, Alice Sapritch débarque...
Le film s'appelle « L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise » - c'est un peu long, c'est vrai, mais tout le monde va rapidement raccourcir tout ça en « Colinot ». Ce colinot est interprété par Francis Huster, qui alors un tout jeune premier, entouré de Nathalie Delon, Francis Blanche, Bernadette Lafont, Alice Sapritch (on le disait) et une galerie de seconds rôles très reconnaissables du cinéma français.
Revenons à notre Colinot et à sa quête de Bergamotte, qui devient un parcours initiatique : sur la route, il croise une série de jeunes femmes belles et très libres pour l’époque (nous sommes en 1973), ce qui donne au film un ton à la fois « gaulois », érotique et burlesque, mais sans vulgarité.
Puis, il y a BB. Bardot joue Arabelle, grande dame indépendante qui va servir de figure de mentor sentimental : elle apprend à Colinot que l’amour ne se résume pas à l’érotisme. C'est une claque, c'est surtout un clin d’œil à toute la carrière de sex-symbol de Brigitte Bardot.
La mise en scène se construit autour d’une narration troubadour, avec poésie et chansons de ménestrels...
Oui, c'est bien la voix de BB. Pour Francis Huster, ce tournage reste marquant : il racontera plus tard à la télévision la difficulté d’une scène de nu au lit avec l'icône Bardot.
Ensuite, ce tournage n'est pas n'importe lequel. En effet, il marque la dernière prestation de BB en tant qu’actrice de cinéma avant qu’elle ne se retire pour se consacrer à la cause animale, ce qui donne au film une dimension de « chant du cygne » pour Bardot.
Côté critique, le film n’a jamais été considéré comme un grand classique : mais c'est le dernier film de BB, et c'est une comédie qui reste délicieuse, espiègle et typiquement 70’s.
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies