Nos années collector

1968 : du formica aux barricades, de Gainsbourg à Hey Jude… une année qui a tout changé

25 janvier 2026 | 9 min 27 sec

Une année que l’on ne traverse pas, mais que l’on vit intensément. Le quotidien se transforme, la musique bouscule, la jeunesse s’insurge, la culture marque durablement les esprits. Dans Nos Années Collector, Anouchka Sikorski nous propose de revisiter cette année hors norme.

En 1968, la vie quotidienne se déroule souvent autour d’une table en formica, sous la lumière parfois cruelle d’un néon de cuisine. Dans les familles, l’homme reste le chef de famille, tandis que les femmes, de plus en plus nombreuses à travailler, cumulent emploi, ménage et éducation des enfants. Heureusement, le lave-linge, le réfrigérateur et l’aspirateur facilitent un peu le quotidien. Dans les villages, les commerces ambulants rythment les fins de journée : crémier, marchand de pain, poissonnier… autant d’occasions de papoter et d’échanger les rumeurs locales, un petit pain à la main.

Côté musique et spectacle, 1968 marque une rencontre mythique : Jane Birkin croise la route de Serge Gainsbourg sur le tournage de Slogan. Une relation passionnée et créative débute, qui mènera au scandale de Je t’aime… moi non plus.

La même année, Jacques Brel triomphe sur scène avec L’Homme de la Mancha, tandis que Claude François voit Comme d’habitude devenir My Way, adapté par Paul Anka puis immortalisé par Frank Sinatra. On fredonne aussi Joe Dassin, Yves Montand, Julien Clerc et les The Moody Blues.

Mais 1968, c’est avant tout Mai 68. En France, les étudiants et les ouvriers se soulèvent, dressent des barricades et remettent en question l’autorité, la société de consommation et la guerre du Vietnam. Les slogans fleurissent : Il est interdit d’interdire, L’imagination au pouvoir, Faites l’amour, pas la guerre. Le mouvement résonne en Belgique, en Italie, aux États-Unis et en Tchécoslovaquie. Et malgré la révolte, on chante encore Hey Jude des The Beatles, l’un des plus grands succès de l’année.

Sur le plan littéraire et cinématographique, 1968 est tout aussi marquante. On lit La Plaisanterie de Milan Kundera, La Nuit des temps de René Barjavel, ou encore Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez, enfin traduit en français.

Au cinéma, l’Oscar du meilleur film est attribué à Dans la chaleur de la nuit, porté par l’immense Sidney Poitier, un film engagé contre le racisme.

A la suite...

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Nos années collector vous invite à remonter le temps, année après année, au cœur des sixties et des seventies. À travers les grandes chansons de l’époque, mais aussi la littérature, le cinéma, la société, le sport et les événements marquants, ce podcast fait renaître l’atmosphère d’années inoubliables, celles qui ont façonné toute une génération.

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1968 : du formica aux barricades, de Gainsbourg à Hey Jude… une année qui a tout changé
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