Le 6 mars 1976, une Américaine au destin encore incertain entre dans la lumière. Avec “Avant de nous dire adieu”, Jeane Manson bouleverse les hit-parades français et belges. Un slow langoureux, presque troublant pour l’époque, qui propulse l’ancienne actrice et playmate au sommet des ventes.
Nous sommes le 6 mars 1976.
Happy Day pour une Américaine venue conquérir Paris. Jeane Manson entre au hit-parade avec une chanson langoureuse qui va changer sa vie.
Un slow sensuel. Presque troublant pour l'époque.
Une jeune femme prête à pardonner tout pour garder son amant. Une dernière nuit avant la séparation. Bouh, vous trouvez pas qu'il fait un peu chaud ?
En 1976, cela fait un an que Jeane vit en France.
Elle est actrice. Elle a tourné dans trois films aux États-Unis, dont un avec Roger Corman. En 1974, elle devient playmate dans Playboy, "miss août 1974". Elle fait même une apparition dans "Le Justicier de minuit" avec Charles Bronson.
Mais Hollywood ne lui ouvre pas vraiment les portes.
Alors elle tente l'Europe. D'abord l'Italie pour des photos. Puis la France, où elle joue dans quelques films, dont "Bons Baisers de Hong Kong", tristement célèbre film des Charlots.
Vous l’avez compris, ce n’était pas le rôle de sa vie.
Et puis, en 1975, une rencontre change tout.
Elle fait la connaissance de Jean Renard, auteur-compositeur. Il lui propose de chanter. Elle francise son prénom. Et en janvier 1976, sous l'impulsion de son mentor, elle enregistre donc... "Avant de nous dire adieu".
Texte de Michel Mallory. Musique de Jean Renard.
Et ça avec Jeane, ça monte haut, très haut !
Le succès est fulgurant.
La chanson se classe numéro 1 en France. Numéro 1 en Belgique francophone le 10 avril 1976. Plus de 2 millions d'exemplaires vendus. Quatrième 45 tours le plus vendu de l'année 1976.
Jeane Manson, l'actrice américaine, devient en quelques mois l'une des chanteuses de variété les plus en vogue de la seconde moitié des années 70.
Une Américaine qui chante en français. Une playmate qui devient chanteuse de slow langoureux. Une actrice de séries B qui conquiert les hit-parades européens.
Et dire que ses parents, famille un peu conservatrice, n'ont rien vu venir...
En attendant, puisque c’est fini nous deux, faisons l'amour, avant de nous dire, goodbye Marylou, so long my love...
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies