Nous sommes le 18 mars 1971. Happy Day tapissé de mystère et d'élégance. Ce soir-là, l'ORTF diffuse le premier épisode d'une série qui va marquer toute une génération : le public belge découvre lui aussi "Arsène Lupin".
Nous sommes le 18 mars 1971. Happy Day tapissé de mystère et d'élégance. Ce soir-là, l'ORTF diffuse le premier épisode d'une série qui va marquer toute une génération : le public belge découvre lui aussi "Arsène Lupin".
À l'écran, un homme en haut-de-forme, redingote impeccable, sourire en coin.
Il s'appelle Georges Descrières. Et il incarne le gentleman-cambrioleur le plus célèbre de la littérature française.
Le projet est pharaonique.
Une coproduction entre huit pays : dont la France et la Belgique. 26 épisodes de 55 minutes. Un budget considérable pour l'époque.
Mais avant que Georges Descrières ne décroche le rôle, plusieurs acteurs sont envisagés : Philippe Nicaud, Pierre Vernier, Jean-Pierre Cassel, Jean Piat... Aucun ne fera l'affaire.
C'est finalement Descrières qui s'impose. Élégant, espiègle et TOTALEMENT magnétique.
Le tournage du premier épisode, "Le Bouchon de cristal", débute dès 1969. Il faudra attendre deux ans pour que la série soit dévoilée au grand public. Et quel public !
Chaque jeudi soir, les familles se retrouvent devant leur poste. Arsène Lupin cambriole, enquête, séduit, défie le commissaire Guerchard — joué par Roger Carel — et affronte même Herlock Sholmès, parodie assumée de Sherlock Holmes.
Parmi les acteurs de la série, on croise aussi un tout jeune Bernard Giraudeau dans le rôle de l'étudiant détective. Mais aussi une foule de figurants de luxe, dont une certaine Marthe Mercadier.
Si les titres des épisodes reprennent ceux des romans de Maurice Leblanc, les histoires, elles, ont été largement réécrites. Certaines adaptations sont très libres. Mais l'esprit du personnage reste intact : malice, audace, et une pointe d'insolence.
Ce qui marque aussi, c'est la musique.
Le générique est signé Jean-Pierre Bourtayre, avec des paroles de Jacques Lanzmann. Et c'est Jacques Dutronc qui interprète "L'Arsène" pour la première saison. Une série culte est née, mais aussi un immense tube en chanson...
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies