Le 12 septembre 1970, un vent venu du Québec souffle sur la France et la Belgique. Avec “Comme j’ai toujours envie d’aimer”, Marc Hamilton décroche la première place du hit-parade et installe son slow langoureux dans le cœur de toute une génération.
1970 : Marc Hamilton et "Comme j'ai toujours envie d'aimer"
Nous sommes le 12 septembre 1970.
Happy Day pour un chanteur venu du Québec. Un titre sorti au début de l'année arrive en France et en Belgique. En trois semaines, il va se retrouver numéro 1. Joli coup pour... Marc Hamilton !
Un Québécois de Matane. Un ancien joueur de groupes ( les Shadols, les Monstres) qui se lance en solo. Et qui, au début de l'année 1970, sort ce 45 tours au Canada, qui met à peu près 6 mois pour arriver en Belgique.
Allez, un peu de guitare, beaucoup de cuir, des cheveux longs et c'est parti...
Au départ, rien ne laisse présager le raz-de-marée que va provoquer "Comme j'ai toujours envie d'aimer".
La chanson tourne. Elle tourne beaucoup. Elle plaît. Elle s'installe. Et le 12 septembre 1970, elle atteint la première place du hit-parade. Elle y restera trois semaines.
Chez nous, en Belgique , "Comme j'ai toujours envie d'aimer" grimpe jusqu'au numéro 1.
Un succès transfrontalier. Québec, France, Belgique, Europe. Tout le monde se laisse gagner par la Hamilton-mania.
Question... Qu'est-ce qui fait le charme de cette chanson ?
Un texte simple. Répétitif. Un petit peu naïf.
Rien de compliqué. Des cordes orchestrées.
Et puis, il y a le contexte.
1970, c'est encore l'après-1968. Les idéaux d'amour libre. Les slows collés-serrés. Cette chanson arrive au bon moment. Elle capte quelque chose de son époque.
On estime qu'elle dépasse les 500 000 exemplaires vendus. Certains parlent même du premier million de ventes pour une chanson québécoise à l'international.
Oui, en 1970, "Comme j'ai toujours envie d'aimer" devient un phénomène.
Reniflant la bonne affaire, Jean-François Michaël enregistre sa propre version…
La chanson est traduite dans au moins 15 langues, dans 70 pays. En anglais, en néerlandais, en serbo-croate... Un slow universel qui se vendra à plus de 8 millions d'exemplaires. La chanson est désormais honorée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Elle fait partie des 50 chansons emblématiques du Québec…
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies