Mars 73, Barry White signe son premier succès solo avec “I'm Gonna Love You Just a Little More Baby”. Voix grave et sensuelle, cordes somptueuses, atmosphère brûlante. L’ancien adolescent turbulent devenu musicien touche la 3e place du Billboard et s’impose comme une nouvelle icône soul.
1973 : Barry White et "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby"
Nous sommes le 27 mars 1973.
Happy Day pour un chanteur texan à la première vie très mouvementée. Barry White va connaître enfin son premier succès.
Barry, c'est une voix. Grave. Profonde. Elle est tellement puissante qu'elle en est presque irréelle.
Qu'il chante ou qu'il parle… d’ailleurs…
Barry White est né à Galveston. Et sa vie, je le disais, n'a pas été de tout repos.
Son père abandonne le foyer quand il n'a que six mois. Sa mère lui apprend le piano. Barry grandit dans la banlieue de Los Angeles. Il ne poursuit pas son éducation musicale.
Il devient membre d'un gang à l'adolescence.
À 17 ans, il est condamné à quatre mois de prison. 30 000 dollars de marchandise.
En prison, en 1960, il écoute la radio.
Une chanson d’'Elvis Presley passe. Il l’écoute…
Cette chanson a un tel impact sur lui qu'il décide de changer de vie. De faire quelque chose de positif. Et comme on revient toujours à ses premières amours, il va se consacrer à la musique.
Treize ans plus tard, le 27 mars 1973, Barry White sort son premier single en solo : "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby".
Un titre langoureux. Porté par sa voix profonde. Des cordes absolument somptueuses. Une ambiance vaguement érotique.
Alors, stop ou encore ?
Encore, le succès est colossal !
Le titre grimpe dans les classements. Il atteint la 3e place du top 100 aux États-Unis. Barry White devient une star. En quelques mois, il débarque en Belgique et fait carton plein, ici aussi...
En 1974, il est nommé aux Grammy Awards dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour cette chanson.
Aux côtés de qui ? Marvin Gaye. Al Green. Les Temptations. Et Stevie Wonder, qui gagne.
Barry White devra attendre 1999, pour recevoir une statue d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.. et de sa rédemption.
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies