Happy Day pour Parker. L'entreprise a convaincu le Grand Saint-Nicolas de distribuer aux familles belges un tout nouveau jeu sur la gestion financière. Ce n'est pas le Monopoly. Non. C'est La Bonne Paye.
Nous sommes le 6 décembre 1974.
Happy Day pour Parker. L'entreprise a convaincu le Grand Saint-Nicolas de distribuer aux familles belges un tout nouveau jeu sur la gestion financière. Ce n'est pas le Monopoly. Non. C'est La Bonne Paye.
Un plateau. Des dés. De l'argent factice. Et un mois entier à traverser.
Même Bruno Crémer en est baba !
Le concept est simple et génial.
Le plateau représente un calendrier de 31 jours. Chaque case est un jour du mois. Avec ses bonnes et mauvaises surprises.
Courrier. Factures. Loterie. Prêts. Anniversaire. Caisse électorale.
Toute la vie de monsieur et madame Tout-le-Monde, comprimée sur un mois et étalée sur la table du salon.
Ah oui, au bout du chemin, la case tant attendue : le Jour de Paye.
On touche son salaire. On règle les factures accumulées. On rembourse les prêts. On voit si on a bien géré ou si on a vécu au-dessus de ses moyens.
La Bonne Paye, ce n'est pas le Monopoly, je le disais.
Dans le Monopoly, on bâtit un empire. On spécule. On écrase l'adversaire.
Ici, on essaie juste de finir le mois sans être dans le rouge.
Un peu comme… dans la vraie vie.
Le jeu sort en 1974 chez Parker. Il dépasse les ventes du Monopoly durant ses premières années. Un exploit. Le message implicite est très années 70 : si tu veux t'en sortir, il faut gérer. Prévoir les pépins. Emprunter quand il faut. Et profiter des bonnes affaires.
Un jeu de société, mais aussi un solide miroir de la société de consommation naissante... dont Saint-Nicolas n'a probablement pas mesuré la portée....
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies