Nous sommes le samedi 19 mars 1966. Happy Day pour le public de la capitale. Pour la première fois, les Kinks sont de passage dans notre pays. Deux jours après le Coliseum à Verviers, c'est à Bruxelles qu'ils vont assurer non pas un, mais DEUX concerts.
Nous sommes le samedi 19 mars 1966. Happy Day pour le public de la capitale. Pour la première fois, les Kinks sont de passage dans notre pays. Deux jours après le Coliseum à Verviers, c'est à Bruxelles qu'ils vont assurer non pas un, mais DEUX concerts.
L'événement a lieu à la Salle Régine. La scène est décorée d'un drapeau anglais et d'un grand signe des Aigles bricolé en polystyrène. C'est en tout cas l'un des souvenirs les plus marquants de Jean Jième Valmont, tel qu'il les raconte dans son encyclopédie mémoire 60/70.
En 1966, les Kinks sont des pionniers, même si cela fait à peine 3 ans qu'ils se sont formés. Aux côtés de Who et des Small Faces, ils font déjà autorité sur le petit monde des groupes britanniques.
Deux ans après l'incroyable "You Really Got Me", depuis quelques mois, tout le monde chante "Sunny Afternoon"
Les Kinks en Belgique, c'est toute une affaire. L'événement fait BEAUCOUP du bruit. Il est même annoncé dans la presse, qui n'est pas toujours tendre avec tout ce qui touche au rock.
Nous y sommes, c'est le samedi 19 mars 1966.
Pantalons taille basse, pulls blancs à col rond et grosses lignes verticales colorées : les Kinks sont déchaînés. Le public, pareil. Au premier rang, certaines filles se mettent à hurler et veulent toucher le chanteur…
Un seul mot, hystérie !
Le concert est un grand désordre de joie et de cris. Le service d'ordre du Régina n'a pas vraiment l'habitude des assemblées en délire. Ils veulent repousser le public, qui ne se laisse pas faire.
Lors d'une interview, un organisateur racontera ceci : "Lorsque tout est fini, la salle du Régina ressemble un peu aux décombres laissés par un tremblement de terre. Heureusement, c'est plus du désordre que de la casse et on ne déplore ni mort ni blessé... à part peut-être l’un ou l’autre qui a mal au mollet."
Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies