Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

"La Comtesse de Hong-Kong", le dernier Chaplin sorti en 1967

15 avril 2026 | 3 min 6 sec

Nous sommes le 13 janvier 1967. Happy Day pour Charlie Chaplin. Il livre aujourd'hui aux cinéphiles belges sa dernière danse. Et son premier film en couleurs. Titre choisi : "La Comtesse de Hong-Kong". À 77 ans, c'est son baroud d'honneur.

Nous sommes le 13 janvier 1967.

Happy Day pour Charlie Chaplin. Il livre aujourd'hui aux cinéphiles belges sa dernière danse. Et son premier film en couleurs.

Titre choisi : "La Comtesse de Hong-Kong".

À 77 ans, c'est son baroud d'honneur.

Pour la première annonce, des centaines de journalistes sont rassemblés...

L'histoire du film ?

Ogden Mears, ambassadeur américain, découvre une jeune femme. Elle est cachée dans sa cabine de bateau lors d'une escale à Hong Kong. Elle s'appelle Natasha. Maîtresse d'un gangster. Soi-disant comtesse russe. Elle veut se rendre aux États-Unis. Mais elle n'a aucun papier.

Ogden, en instance de divorce, tombe amoureux d'elle. Il lui fait épouser son valet pour régulariser sa situation.

Mais sa femme Martha l'attend à Honolulu.

Pour ce dernier film, Chaplin fait des choix.

Il engage Sophia Loren dans le rôle de Natasha. Et Marlon Brando dans celui d'Ogden.

Tippi Hedren, la dernière blonde d'Alfred Hitchcock, joue Martha, la femme divorcée. Elle avait racheté son contrat à Hitchcock après des avances. 

Chaplin ne joue pas le rôle principal. Il se contente d'une courte apparition. Il incarne un steward sujet au mal de mer.

C'est son premier film en couleurs. Et son dernier film tout court.

Le thème du film, "This is my song", a été écrit par Chaplin. Interprété par Petula Clark. 

À sa sortie, "La Comtesse de Hong-Kong" est un échec. Un flop aux États-Unis. Plutôt mal reçu ailleurs.

Beaucoup voient un radotage. Une comédie d'un autre âge. Engoncée dans l'immobilisme du quasi huis clos.

Mais quelques critiques résistent. Éric Rohmer l'apprécie grandement. En 1994, Claude Beylie soutiendra que c'est l'un des meilleurs Chaplin.

Car Chaplin place son film sous le signe du muet. L'époque qu'il a toujours regrettée.

Mise en scène statique. Jeu raide des acteurs. Écarquillements d'yeux. 

Comme si le cinéaste refusait toute concession au contemporain. Pour s'offrir un dernier bain de "vrai cinéma". Une parenthèse dans un art devenu pour lui... un véritable étranger.

A la suite...

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
"La Comtesse de Hong-Kong", le dernier Chaplin sorti en 1967
00:00
00:00

Autres podcasts à découvrir