Certaines années restent gravées à jamais dans nos mémoires. Elles ont une couleur, une matière, une musique. Dans Nos Années Collector, Anouchka Sikorski nous invite à prendre le temps, à nous installer confortablement, pour revisiter 1974, une année emblématique des seventies.
En 1974, on prend le temps de vivre. Le dimanche, on s’installe, on écoute la radio, et l’on se reconnaît dans une époque aux codes bien marqués. La mode d’abord : les pantalons à pattes d’éléphant et à taille basse sont partout. Les filles enfilent des pulls chaussette aux tons chauds — brun, jaune moutarde, ocre, vert olive — tandis que garçons et filles portent de larges ceinturons à grosses boucles décoratives. Les robes affichent des motifs à carreaux ou à fleurs, héritage assumé de la période hippie. Les coupes sont amples, les manches larges, les matières naturelles reprennent leurs droits, et le jean entre définitivement dans les garde-robes.
Même les mariages changent d’allure : adieu les longs voiles et les traînes en mousseline, place aux capelines, aux grands chapeaux et aux couronnes de fleurs.
À la maison, la décoration reflète elle aussi l’époque : moquettes épaisses et moelleuses, souvent beiges ou marron, papiers peints psychédéliques aux tons chaleureux, canapés en cuir souple, tables de salle à manger en verre fumé et aluminium.
La radio, elle, ne s’éteint jamais. Elle accompagne les journées, les gestes du quotidien, et surtout les chansons que l’on fredonne à tue-tête. En 1974, une voix résonne particulièrement fort dans les foyers : Yves Simon avec J’ai rêvé New York, hymne doux-amer d’une génération tournée vers l’ailleurs et les grands espaces.
Nos années collector vous invite à remonter le temps, année après année, au cœur des sixties et des seventies. À travers les grandes chansons de l’époque, mais aussi la littérature, le cinéma, la société, le sport et les événements marquants, ce podcast fait renaître l’atmosphère d’années inoubliables, celles qui ont façonné toute une génération.