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Connexion Nature – Le retour du loup en Belgique (1re partie)

18 janvier 2026 | 3 min 49 sec

Longtemps traqué, disparu pendant plus d’un siècle… le loup est de retour en Belgique. Dans Connexion Nature, Socha et Amir retracent ce retour naturel et fascinant : origines, mode de vie, organisation en meute et implantation progressive dans nos grandes forêts.

Animal mythique, redouté autant que fantasmé, le loup signe depuis quelques années un retour discret mais bien réel en Belgique. Dans cette première partie de Connexion Nature, Amir nous invite à dépasser les peurs ancestrales pour mieux comprendre ce grand prédateur, absent de nos paysages depuis plus de cent ans.

Pourchassé pendant des siècles, le loup avait totalement disparu de notre territoire. Pourtant, depuis 2016, des loups dits « dispersants » ont commencé à traverser la Belgique. Leur installation durable débute en 2018, marquant le retour officiel de l’espèce dans notre pays. Un retour 100 % naturel, sans réintroduction humaine. Les loups proviennent principalement des populations italiennes — notamment des Abruzzes — et de celles venues d’Europe de l’Est, comme l’Allemagne ou la Pologne. La Belgique, située à la jonction de ces deux grands axes de recolonisation, était une étape inévitable.

Physiquement, le loup est un membre de la famille des canidés. Il mesure environ 65 à 70 centimètres au garrot, pèse en moyenne 30 kilos et présente un pelage variable, du brun au gris, parfois noir ou blanc selon les populations. Sa silhouette est reconnaissable à sa queue courte, son masque facial clair et ses oreilles dressées.

Mais c’est surtout son organisation sociale qui fascine. Le loup vit en meute, structurée autour d’un couple reproducteur, souvent appelé couple « alpha ». Ce duo assure la cohésion du groupe, la défense du territoire et l’éducation des jeunes. Les portées comptent généralement entre 4 et 8 louveteaux, nés au printemps.

Vers l’âge de deux ans, les jeunes quittent la meute. Ils deviennent alors des loups dispersants, parcourant parfois des centaines de kilomètres à la recherche d’un territoire libre et d’un partenaire. Cette phase est la plus risquée de leur vie : en Belgique, les routes représentent aujourd’hui la principale cause de mortalité chez les loups.

Carnivore opportuniste, le loup s’adapte à son environnement. Il peut consommer de petites proies comme des campagnols ou des lièvres, se nourrir de charognes, mais reste avant tout un prédateur naturel des grands ongulés sauvages : chevreuils, cerfs et sangliers. La taille de son territoire dépend directement de l’abondance de ces proies et varie généralement entre 150 et 400 km² par meute.

En 2024, trois meutes permanentes ont été confirmées en Belgique, toutes à l’est du pays. En septembre 2025, un couple s’est installé dans la forêt d’Anlier, suivi en décembre 2025 par un autre couple dans le massif forestier de Saint-Hubert. Des signes clairs que le loup retrouve progressivement sa place dans nos écosystèmes.

Une chronique passionnante, première étape d’un sujet sensible et essentiel, qui invite à regarder le loup non comme une menace, mais comme un acteur clé du vivant.

A la suite...

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Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Découvrez comment la nature évolue, comment la préserver et l'observer.

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Connexion Nature – Le retour du loup en Belgique (1re partie)
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