Nos années collector

1965 : la télévision en noir et blanc, Tintin, les Beatles et Adamo… une année qui entre dans nos salons

31 janvier 2026 | 10 min 40 sec

1965 est une année charnière, douce et sérieuse à la fois. Une époque où l’on croit au progrès, où l’information s’invite dans les foyers, où la culture rassemble et où la musique devient une véritable identité.

En 1965, le monde entre dans les foyers belges par un nouvel objet devenu central : la télévision, encore en noir et blanc. Plus d’un ménage sur deux en possède une. On regarde le Journal parlé en silence, pendant que papa fume dans le salon. La guerre du Vietnam, désormais filmée, n’est plus un conflit lointain : elle s’invite dans le living, suscitant inquiétude et incompréhension. Les informations arrivent aussi par la radio, souvent un meuble en bois blond branché du matin au soir sur la RTB, et par la presse écrite que l’on va chercher chez le libraire, en même temps que le pain frais à 18 francs belges. En Belgique, le roi Baudouin rassure, tandis que les fermetures de charbonnages inquiètent. En France, Charles de Gaulle est réélu, et le monde rend hommage à Winston Churchill. La Grande-Bretagne, elle, abolit la peine de mort.

La vie quotidienne est réglée et rassurante. À l’école, on écrit à l’encre, on se lève quand le professeur entre, on apprend par cœur. Les enfants reçoivent leur bouteille de lait à la récréation, portent parfois l’uniforme, et s’appellent souvent Nathalie ou Thierry. Les parents travaillent 40 heures par semaine, et le samedi soir, les jeunes se retrouvent autour du juke-box, au bal ou au thé dansant. On danse le twist, on fume beaucoup, très jeune, parfois en cachette. Le monde semble cadré, mais l’envie d’autre chose se fait déjà sentir. On croit au progrès, à la science, à l’avenir : en 1965, l’ingénieur Eric Arthur Johnson invente même le premier écran tactile.

Côté culture, on lit énormément. Les enfants dévorent Tintin, Spirou, Lucky Luke ou Les Schtroumpfs. Les filles suivent les aventures de Martine, tandis que les garçons vibrent avec Bob Morane de Henri Vernes. Les adultes lisent Françoise Sagan et son roman La Chamade. Au cinéma, The Sound of Music émerveille les familles, porté par Julie Andrews.

Enfin, 1965 est une grande année de variété. On écoute les 45 tours sur le pick-up, la radio et le juke-box. Johnny Hallyday chante Génération perdue, Françoise Hardy bouleverse avec Mon amie la rose, Claude François fait danser avec J’y pense et puis j’oublie, Sheila rassemble Les copains, Sylvie Vartan illumine les pistes de danse.

The Beatles électrisent la jeunesse avec Help! et Ticket to Ride, pendant que les Rolling Stones imposent Satisfaction. À la télévision, Mireille Mathieu est révélée, et chez nous, Adamo triomphe avec La Nuit et Vous permettez, Monsieur, confirmant une carrière désormais lancée.

A la suite...

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Nos années collector vous invite à remonter le temps, année après année, au cœur des sixties et des seventies. À travers les grandes chansons de l’époque, mais aussi la littérature, le cinéma, la société, le sport et les événements marquants, ce podcast fait renaître l’atmosphère d’années inoubliables, celles qui ont façonné toute une génération.

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